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L'Encyclo-Conso |
Evolution des pratiques agricoles |
| Cette
section aborde les dérives de l'agriculture conventionnelle,
d'abord sur le plan de l'environnement (pollutions, OGM,
biodiversité) puis sur le plan humain (exploitation des pays
du Tiers-Monde, des travailleurs agricoles). |
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Pollutions agricoles | |
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Organismes génétiquement modifiés (OGM) | |
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Pays du Tiers-Monde | |
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Exploitation des travailleurs agricoles | |
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Autres déficiences de l'agriculture conventionnelle |
| L'agriculture
biologique est ensuite présentée, en tant que
solution
à la majeure partie des problèmes
posés par les
modes de culture et d'élevage conventionnels. |
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Agriculture biologique |
| Pollutions agricoles |
| Les pesticides posent d'importants problèmes environnementaux et de santé publique. Ils feraient, selon l'OMS, 220 000 morts et 25 millions de cas d'empoisonnement par an dans les seuls pays du Tiers-Monde [B017]. L'exposition aux pesticides entraîne un risque accru de cancer, troubles neurologiques (maladie de Parkinson), stérilité masculine, et mortalité foetale pour les femmes enceintes [B025]. |
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| La France, second consommateur de pesticides au monde et premier pour la quantité de pesticides épandus par hectare cultivable, utilise annuellement autour de 120 000 tonnes des 800 substances pesticides actives autorisées, soit 2 kg par habitant [B024]. L'environnement en est saturé, de l'atmosphère aux nappes phréatiques. |
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| La faune sauvage non ciblée théoriquement (abeilles, oiseaux) est directement atteinte par les insecticides, tandis que les insectes visés développent des mécanismes de résistance [A026]. L'augmentation des dosages ou la mise au point de nouveaux pesticides deviennent alors nécessaires, les industriels concernés allant jusqu'à tester leurs produits sur des cobayes humains [A025]. En parallèle, les substances dont la toxicité est avérée et la carrière commerciale terminée en Occident sont écoulées vers les pays du Tiers-Monde [B017]. |
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| La pollution des sols engendrée par l'agriculture conventionnelle se traduit aussi par la présence de nitrates, provenant d'un usage excessif d'engrais et des déjections des élevages intensifs [B077]. |
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| Organismes génétiquement modifiés (OGM) |
| La culture commerciale des organismes génétiquement modifiés (OGM) s'étend rapidement [B037], alors même que le retour d'expérience sur leur culture en Amérique du Nord ne montre aucun avantage significatif et reproductible pour le paysan ou le consommateur [B031] et présente même un bilan négatif sur le plan environnemental [B033]. Cela n'est guère étonnant car la quasi-totalité des OGM cultivés ont été modifiés génétiquement dans le but de tolérer un herbicide (variétés « Roundup-ready », « Liberty link »), ou de sécréter un insecticide [C011]. |
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| De plus, les filières OGM menacent directement l'existence des formes non productivistes d'agriculture, soit par la pollution génétique des variétés traditionnelles ou biologiques [B038], soit par le démantèlement forcé d'agricultures locales dans les pays du Sud [B018]. Tout cela en l'absence d'études toxicologiques sur les OGM malgré des résultats ponctuels alarmants [A032, C012]. |
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| Pays du Tiers-Monde |
| Plusieurs biens de consommation courante en Occident sont issus de pratiques agricoles qui contribuent de façon significative à la misère de nombreuses populations des pays du Sud. Les exemples frappants des décennies passées (cultures d'exportation remplaçant les cultures vivrières dans des pays africains souffrant de sécheresse et de famine [B009]) relèvent d'une logique d' « agro-business » qui se perpétue aujourd'hui encore sous différentes formes : production d'alimentation pour le bétail européen [B022] ou de fruits exotiques [B023] au détriment des cultures vivrières, déforestation, déplacement voire répression des paysans locaux [B019] transformés progressivement en ouvriers agricoles pour le compte de multinationales omnipotentes [B012]. |
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| Exploitation des travailleurs agricoles |
| L'exploitation des travailleurs agricoles est également une caractéristique de l'agriculture conventionnelle. Cela va de l'exploitation des enfants sur les plantations des pays du Sud (tabac, bananes, cacao...) [A005] à l'intoxication des ouvriers agricoles pour cause d'épandage de pesticides durant leur travail [A029], sans oublier la présence massive en Europe d'immigrés clandestins corvéables à merci [B040] et constituant, dans des conditions de vie souvent indignes, un rouage essentiel du système agricole conventionnel y compris en France [B042]. |
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| Autres déficiences de l'agriculture conventionnelle |
| Enfin, l'agriculture intensive aboutit à d'autres impasses encore. Elle engendre une réduction de la biodiversité [B016], consomme bien plus d'énergie que les agricultures durables [B015] et ce pour un rendement global inférieur (dès lors que le critère n'est plus le travail humain) [B020] ! En outre, elle ne perdure que grâce à l'injection permanente de subventions considérables [A018], et s'échafaude ainsi sur une base économique faussée, aux conséquences humaines désastreuses [B007]. |
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| Agriculture biologique |
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L'agriculture biologique
constitue une solution à la majorité des
dérives que connaît l'agriculture conventionnelle
sur le plan environnemental, et résout aussi certains
problèmes évoqués sur le plan humain.
Ainsi, l'agriculture biologique se caractérise d'abord par
son rejet des engrais, herbicides et pesticides de synthèse,
pour les productions végétales. Elle inclut
également l'élevage, avec des contraintes sur les
conditions de vie des animaux, leur alimentation (provenance locale et
biologique) et les traitements vétérinaires [B090].
Ces particularités sont formalisées dans des
cahiers des charges, au niveau national ou européen, et font
l'objet de contrôles par des certificateurs
agréés en vue de l'attribution de labels [B091].
Le plus répandu d'entre eux est le label
« AB »,
propriété de l'Etat français, mais il
en existe d'autres (» I.5).
Si l'abandon des engrais et pesticides chimiques, ainsi que le refus
des OGM, représentent les apports les plus fondamentaux de
l'agriculture biologique, d'autres effets
bénéfiques peuvent être mis
à son actif et en font une solution pérenne.
Ainsi, la biodiversité propre à cette agriculture
permet d'accroître la productivité des
parcelles [A023], et il s'avère que l'absence de recours aux
pesticides peut induire une augmentation de la production [B021] et des
revenus des paysans [B015].
Fin 2002, en France, les cultures biologiques s'étendaient
sur 509 000 hectares (+ 21 % en un an), soit 1,7 % de la surface
agricole utile, et concernaient 10 400 exploitations (+ 8 % en un
an) [B089]. En 2001, les agriculteurs labellisés AB ne
représentaient que 1,36 % des agriculteurs. Le
numéro un européen en la matière est
l'Autriche, avec 7 % des agriculteurs et 8 % de la surface agricole en
bio [B102].
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