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L'Encyclo-Conso |
Evolution des rapports économiques et commerciaux |
| L'ensemble
de notre organisation économique, avec les conséquences
sociales et environnementales qui en résultent, est sous-tendue
par les rapports qui s'établissent entre les différents
acteurs concernés : individus, entreprises, Etats, etc. Or il
apparaît que ces rapports sont souvent placés sur une base
pour le moins malsaine. Nous aurons ainsi à examiner tour à tour l'impact de l'économie libéraliste, l'influence des groupes de pression, le poids de l'argent sale, et les cas particuliers significatifs que constituent l'industrie du tourisme et la grande distribution. |
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Libéralisme économique | |
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Groupes de pression | |
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Tourisme de masse | |
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Grande distribution | |
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Argent sale |
| De tout cela se dégage l'urgente nécessité de
réorienter nos échanges économiques à
partir de principes foncièrement différents. Pour cela
des initiatives concrètes se mettent en place : commerce
équitable, finance éthique et économie solidaire. |
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Commerce équitable | |
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Economie solidaire | |
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Finance éthique |
| Libéralisme économique |
| Tout
d'abord, le paradigme du libéralisme économique n'est pas
apte à fonder une économie équitable. Même
les Etats occidentaux, qui défendent le plus vivement cette
approche sur le plan international, le savent bien et ne se privent pas
d'insuffler à leur économie nationale de gigantesques
subventions [A017]. Cette incohérence contribue à accroître le fossé avec les pays pauvres [A018], qui eux connaissent le vrai libéralisme : en l'absence de tout système de régulation internationale, ils subissent la chute constante des cours mondiaux de matières premières telles que le café [A033], le cacao ou le coton [B049], accroissant la misère des travailleurs qui vivent de ces productions. En parallèle, les revenus des dirigeants des grands groupes industriels ne cessent de croître [C027]... |
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| Groupes de pression |
| L'absence d'une organisation cohérente de l'économie donne lieu à de nombreuses autres dérives. L'influence exercée par de puissantes industries ou groupes de pression[B006] s'impose en général au mépris des droits humains les plus élémentaires, comme le montrent les cas du pétrole [B048], du nucléaire [B052], ou encore l'exploitation commerciale des crises sanitaires [C023]. De manière générale, la consommation de masse est canalisée par des groupes industriels géants [B116] dont nous avons déjà caractérisé les moeurs, et qui entretiennent le besoin de consommation en investissant massivement dans la publicité [C001]. |
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| Tourisme de masse |
| Cas particulier dans le domaine des rapports commerciaux, le tourisme de masse est une industrie bien souvent lourde de conséquences pour l'environnement [B044] ou les minorités des pays pauvres [B034]. |
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| Grande distribution |
| La concentration des pouvoirs entre les mains d'entités dépourvues d'éthique se prolonge en bout de chaîne dans la grande distribution, qui gère 90 % du marché alimentaire français à travers seulement 5 centrales d'achat [B026], et se distingue par ses pratiques de corruption du pouvoir politique et de racket des fournisseurs [B027], poussant par ailleurs ceux-ci à recourir au travail clandestin [B039]. |
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| Argent sale |
| Globalement, l'ensemble de l'édifice économique se prête, à l'aide en particulier des paradis fiscaux [C031], au recyclage des flux d'argent sale [B064], lesquels sont tellement imbriqués dans les circuits financiers usuels que l'économie légale d'aujourd'hui a besoin de l'économie criminelle pour survivre [A013] ! |
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| Commerce équitable |
| Pour établir de nouveaux rapports avec les pays
pauvres, il faut commencer par garantir un revenu correct et stable aux
producteurs locaux dont nous consommons les denrées
exportées. C'est le principe du commerce équitable. Pour
cela, les productions sont achetées à un prix stable et
indépendant des fluctuations des cours mondiaux [A008]. D'autres
facteurs stabilisants peuvent être mis en oeuvre : engagement
à long terme sur les quantités commandées,
préfinancement des récoltes, ... Le café est le produit phare du commerce équitable, et représente près de la moitié du chiffre d'affaire réalisé par les filières équitables en Europe. On trouve aussi du thé, du sucre, du chocolat, du riz, des bananes ou encore des jus de fruit équitables. Des importateurs et des boutiques vendent des vêtements et des produits artisanaux achetés selon les mêmes principes dans des pays du Sud [A009]. La nature équitable d'un produit importé est souvent signalée par un label, dont le plus connu est la marque « Max Havelaar » (» I.5). Cette marque est cependant de plus en plus décriée, car dans le but de toucher un maximum de consommateurs, elle mène une politique d'alliances contestable. Après le choix des grandes surfaces comme débouché principal pour ses produits, puis le partenariat avec Mac Donald's Suisse, Max Havelaar est devenu le partenaire de Dagris pour promouvoir un coton équitable. Mais Dagris est un géant français de l'agro-bussiness, spécialiste du coton, connu pour avoir soutenu en leur temps maints dictateurs africains (Mali, Sénégal, Cameroun, Niger) et actuellement engagé dans des recherches sur le coton transgénique [C016]. Une autre conception du commerce équitable, qui se préoccupe de l'équité des modes de distribution dans les pays du Nord en plus des thèmes usuels du commerce équitable, se développe au sein du réseau Minga, qui regroupe aujourd'hui plus de 80 magasins ou associations de ce secteur [C017]. Le concept du commerce équitable s'est étendu au domaine du tourisme. Des voyagistes spécialisés proposent des voyages dans les pays du Sud, co-organisés par les habitants des communautés d'accueil et permettant de découvrir ces sociétés dans le respect de leur mode de vie [B098].(» II. Tourisme). |
| Economie solidaire |
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À l'échelle locale ou nationale, des
pratiques économiques, fondées sur des modes
d'organisation en réseau, montrent qu'il est possible de se
dégager des ornières tracées par l'économie
libérale. Ces initiatives, qui prennent progressivement de
l'ampleur, constituent les premières réalisations d'une
économie solidaire aux contours encore flous.
La coopération entre acteurs économiques peut se
cantonner au niveau de la production, avec par exemple à la clef
des économies de matières premières ou une
réduction globale des déchets [A019], mais la
possibilité d'une plus-value éthique véritable
n'apparaît que lorsque les associations économiques
intègrent les trois volets : production, distribution et
consommation. Les exemples suivants illustrent ce principe :
Les outils permettant la mise en place de ce type
d'initiatives évoluent également. C'est ainsi qu'un
nouveau statut juridique a vu le jour dans le cadre de
l'économie sociale : les SCIC, sociétés
coopératives d'intérêt collectif [B030], qui ont
pour but de formaliser la participation de producteurs, consommateurs,
collectivités, etc, autour d'un projet commun.
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| Finance éthique |
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Enfin, les particuliers peuvent déposer leur
épargne dans des organismes financiers qui mettent en place une
gestion plus éthique de l'argent, en finançant les
entreprises de l'économie sociale (Crédit
Coopératif) ou des projets à plus-value sociale ou
environnementale avérée (La NEF) [B060].
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