L'Encyclo-Conso


Services et biens de consommation courante


Ampoules
– Les ampoules fluo-compactes consomment 5 fois moins que les ampoules à filaments, et durent 5 à 6 fois plus longtemps. Mais elles contiennent entre 3 (modèles récents) et 25 milligrammes de mercure par ampoule, ce qui en fait, une fois hors d'usage, des déchets dangereux (et classés comme tels par le Ministère de l'industrie) pour la santé et l'environnement. Sur 70 millions de ces ampoules produites chaque année, seules 15 % d'entre elles sont recyclées, principalement par les industriels en l'absence d'information destinée aux particuliers [C019].

Ananas – L'ananas fait partie des cultures d'exportation pouvant être imposées au détriment des cultures vivrières, comme c'est le cas aux Philippines [B023], détruisant de surcroît la paysannerie locale [B012].

Animaux (et produits dérivés) – Deuxième source de revenus, après le narcotrafic, pour le crime organisé dans le monde, le commerce illicite d'animaux vivants et des produits dérivés de leurs carcasses a déjà conduit des espèces telles que les rhinocéros et les tigres au bord de l'extinction [B028].

Appareils électroniques et informatiques – L'industrie des composants électroniques, largement délocalisée dans les pays asiatiques, est lourde de conséquences pour ceux qui y travaillent : décès par empoisonnement au benzène et au plomb, absence de protection sanitaire des travailleurs, entrave aux enquêtes après accidents [A043], conditions de travail éreintantes et répression de l'activité syndicale [A044] (» I.2).

L'industrie des ordinateurs est l'une des plus polluantes qui soit : la fabrication d'un ordinateur fixe requiert 290 kg d'énergie fossile, 22 kg de produits chimiques et 1500 litres d'eau [C006].
En fin de parcours, ces appareils se retrouvent à nouveau souvent dans des pays pauvres, où leur élimination non contrôlée provoque des pollutions graves de l'eau, de l'air et du sol (dioxines, mercure, plomb, cadmium, ...) [C001].

Banane – La banane sud-américaine (Equateur, Costa-Rica) est produite par des ouvriers fréquemment intoxiqués à cause des pesticides [A031], ou même par des enfants [A005], et sa culture engendre pollution des sols et déforestation [A029]. Face à cela existe une offre de banane bio ou équitable [A030].

Blé – En 2000, la France produisait 34 000 tonnes de blé bio et en importait 52 000 tonnes (la production de blé en agriculture conventionnelle était de 37 millions de tonnes en 2002). Le blé bio est livré pour 50 % aux artisans boulangers ; les boulangeries industrielles en consomment 10 % et les grandes surfaces 20 % [B066].

Bricolage – Des outils provenant de camps de travaux forcés en Chine ont été retrouvés dans la grande distribution française. Vendues sous les marques Diamond et Elephant, il s'agissait de scies chez Gifi, de haches chez Leclerc et de pinces-étaux chez Castorama et Super-U [A040].

Cacahouète – L'expansion de la culture de cacahouète au Sahel, destinée à l'exportation en France et accaparant les rares ressources en eau, a obligé les peuples nomades à s'installer sur des terres périphériques, provoquant surpâturage et désertification [B009].

Café – Produit emblématique du commerce équitable, le café représente près de la moitié du chiffre d'affaire réalisé au niveau européen par ces filières [A009]. Le café équitable permet de protéger les producteurs des chutes importantes du cours mondial du café, pouvant être divisé par deux en un an [A033], lesquelles ne profitent guère qu'aux transnationales, comme le groupe Altria (ex-Philip Morris), habitué des réductions massives d'effectifs, implanté dans 17 paradis fiscaux, et qui possède les marques Carte noire, Grand-Mère, Jacques Vabre, Maxwell House et Velours noir [B116].

Carburants – Les moyens de transport individuels reposent aujourd'hui presqu'exclusivement sur le pétrole, dont nous avons vu les effets très négatifs tant sur l'environnement (déforestation [B050], marées noires [B051], menaces sur la survie d'espèces animales [B003]) que sur l'être humain (contamination de la périphérie des lieux d'extraction [B050], calculs géostratégiques [B048]). Entre 1980 et 2000, la consommation de carburants automobiles a augmenté de 50 % en France (contre une progression de 25 % de la consommation totale d'énergie, tous secteurs confondus) [B001].

Les alternatives existantes restent liées aux carburants fossiles. Le gaz de pétrole liquéfié (GPL) est un mélange de butane et de propane issu du raffinage du pétrole, et sa combustion ne rejette ni benzène, ni particules, et libère moins de CO2 qu'un carburant classique ; une solution apparentée est le gaz naturel pour véhicules (GNV), qui exige cependant une motorisation spéciale et reste donc pour l'instant réservé aux véhicules d'entreprises ou de collectivités (un nouveau bus sur trois en France roule au GNV) [B087].

Les biocarburants sont quant à eux issus de végétaux (betterave, colza, soja) et utilisés comme additifs aux carburants usuels. Ils permettent de réduire les émissions de particules des moteurs diesel et diminuent la contribution du carburant à l'effet de serre [B088].

Chauffage écologique – La fourniture d'eau chaude domestique peut provenir d'un chauffe-eau solaire. Le capteur est ici un serpentin de cuivre noir exposé au soleil (surface typique de 3 à 5 m²), dans lequel une pompe fait circuler de l'eau pouvant chauffer jusqu'à 60 °C. Cette tuyauterie est ensuite reliée au ballon d'eau chaude, l'ensemble étant complété par un chauffage d'appoint en cas d'ensoleillement insuffisant. En France, l'énergie solaire permet de couvrir entre 50 et 70 % des besoins en eau chaude [B069].

Le chauffage de la maison peut aussi être assuré par une chaudière à bois, les meilleurs modèles atteignant un rendement de 85 % pour une autonomie de trois jours [B070]. Une dernière source de chaleur naturelle est la pompe à chaleur géothermique. Il s'agit d'une tuyauterie plongeant dans le sol pour en capter la chaleur, laquelle est ensuite transmise dans la maison par l'intermédiaire de radiateurs ou d'un plancher chauffant. Les performances actuelles sont de 1 kWh d'électricité consommée (pompe et autres appareillages) pour 4 kWh de chaleur produite [B071].

Chauffage électrique – Le chauffage électrique, peu performant avec un rendement énergétique de 45 % au mieux, s'accompagne d'un coût social important, car de nombreux ménages aux revenus faibles se privent de chauffage pour ne pas devoir assumer des factures EDF très élevées (ce lien entre revenus et chauffage est moins patent dans le cas du gaz) : malgré  cela, des dizaines de millions d'euros (35 millions en 1999) sont dépensés par les collectivités pour couvrir les impayés, ce qui peut ponctionner dans certains départements jusqu'à 50 % des budgets d'aide sociale [C009].

Sur le plan écologique, l'aspect saisonnier du chauffage et son usage de pointe (tout le monde allume ses convecteurs au même moment) entraînent l'utilisation de centrales thermiques (charbon) en renfort des centrales nucléaires pour satisfaire la demande. Au total, le chauffage électrique entraîne la production de 64,5 tonnes/an de déchets radioactifs, et 4,9 millions de tonnes par an de gaz carbonique. Il a aussi pour conséquence le maintien d'un parc de production électrique en surcapacité pour seulement quelques mois par an [C009].

Chaussures – la fabrication délocalisée des chaussures se fait dans des conditions identiques à celles de l'industrie textile, comme l'illustre le cas de Nike en Indonésie [A039]
(» I.2).

Cosmétiques – Certaines marques de cosmétiques fournissent des produits respectueux de l'environnement, et des cahiers des charges sont proposés par Ecocert et Nature & Progrès. Les principaux critères sont le pourcentage de substances naturelles utilisées dans le produit fini, les procédés de production qui doivent être peu polluants, et la proscription des tests sur les animaux [B106].

Coton – La culture du coton est l'une des plus polluantes qui soit : 25 % des pesticides utilisés dans le monde sont employés dans les champs de coton, qui ne représentent que 2,5 % des terres cultivées. La conversion en bio est difficile pour les producteurs, mais peut être soutenue par les mécanismes de base du commerce équitable (prix adaptés, préfinancements, appui technique) [B119].

La production d'1 kg de coton consomme deux fois moins d'énergie que la production d'1 kg de polyester, la fibre synthétique la plus utilisée, et dérivée du pétrole. Mais la culture du coton consomme beaucoup d'eau (7000 litres par kg de coton), de pesticides (75 g par kg de coton) et d'engrais chimiques (2 kg par kg de coton) [C003].

Distribution – La grande distribution à la française, actuellement en situation de quasi-monopole [B026], doit son succès à des principes fondamentaux peu reluisants : racket des fournisseurs et corruption des politiciens [B027], pression exercée sur les fournisseurs, les poussant à l'utilisation du travail clandestin [B039], pression exercée sur les salariés [B058], engendrant parmi ceux-ci de nombreux problèmes de santé [B059], inaptitude structurelle à soutenir l'économie locale [B093] (» I.3)

Une consommation plus responsable peut être pratiquée dans d'autres points de vente, par exemple à travers le réseau Biocoop, qui regroupe en France plus de 200 magasins spécialisés dans les produits bio, garantissant la présence d'un minimum de 20 à 30 % de productions locales [B093], et proposant en outre des écoproduits et des articles du commerce équitable [B117]. Il existe d'autres enseignes fondées sur une philosophie proche, telles que La Vie Claire ou Naturalia [B118], ainsi qu'une multitude d'indépendants locaux.

Eclairage  » Ampoules

Electricité (production) – L'électricité est omniprésente dans la maison. En France, sa production est assurée à 80 % par l'énergie nucléaire, suivie par l'hydraulique (près de 15 %) et les combustibles fossiles (moins de 10 %) [B068]. Le nucléaire comporte de lourds défauts : possibilité d'accidents graves [B004] aux conséquences incalculables [B005], lobbying occulte [B006] et pression sur les scientifiques indépendants [B052], accroissement du risque industriel à cause de la sous-traitance [B053], déchets ingérables (» I.2 et I.3).

Des choix de consommation peuvent faire évoluer la situation vers une production d'électricité écologique et décentralisée. Les deux principales pistes pour cela sont l'énergie éolienne, qui fournit aujourd'hui par exemple 10 % de l'électricité au Danemark [B067], et l'énergie solaire photovoltaïque. Disponible partout en France, cette dernière peut faire l'objet d'une installation domestique, composée de 10 à 20 m² de capteurs et qui permet de couvrir les besoins des appareils exclusivement électriques (réfrigérateur, éclairage, hi-fi) s'ils sont de catégorie basse consommation [B072].

Electricité (consommation) – Des économies substantielles peuvent être faites sur la consommation des appareils électriques. Si l'on exclut le chauffage et la cuisson (pas nécessairement électriques), la principale dépense en électricité du foyer provient du réfrigérateur et du congélateur [B073], suivis par les appareils de lavage [B074]. Pour ces appareils électroménagers, on peut choisir des modèles économes, de classe A ou A+,  voire ceux qui comportent l'écolabel européen lorsqu'il est attribué. L'utilisation a aussi son importance : La consommation électrique d'un lave-linge de conception récente (standard 1996) est de 2,32 kWh par cycle pour 90 °C, 1,45 kWh pour 60 °C, 0,76 kWh pour 40 °C et 0,44 kWh pour 30 °C [C002].

Le poste suivant est l'éclairage (14 % de la consommation d'électricité) ; il peut être réduit de moitié par l'utilisation de lampes fluocompactes [B075] (attention cependant au problème du recyclage, » Ampoules), les lampes halogènes étant à proscrire. Enfin, les appareils électriques en veille consomment de plus en plus d'énergie, et ne doivent pas être négligés [B076].

Essence  » Carburants

Fruits  
» I.1 Agriculture

Grandes surfaces  
» Distribution

Isolation thermique – Les isolants thermiques classiques, laine de verre et laine de roche, renferment des microfibrilles qui peuvent provoquer des maladies des voies respiratoires [B080]. De plus, le coût énergétique de leur fabrication est important. Il existe des isolants performants à base de matières renouvelables, telles que le lin, la laine de cellulose, le liège ou le chanvre [B110].

Jardinage – En France, les jardiniers amateurs consomment annuellement 2 000 tonnes de pesticides [B024], substances dont l'utilisation a des conséquences très lourdes pour la santé et l'environnement (» I.1).

Jouets – Premier producteur mondial de jouets avec 50 % de la production mondiale en volume, la Chine est le principal fournisseur de jouets de l'Union européenne (65 % des importations) [A045].  Or les jouets chinois sont  fabriqués dans des conditions sociales désastreuses : travail d'enfants, ateliers surchauffés, non ventilés et emplis de substances volatiles toxiques [A047], cadences infernales et discipline de fer [A048], etc (» I.2).

Légumes  » I.1 Agriculture

Lessives et produits d'entretien – Les produits courants sont nocifs pour l'environnement : chlore et agents lavants d'origine pétrochimique pour les produits de nettoyage [B111], tensioactifs, phosphates et métaux lourds pour les lessives [B112]. De nombreuses marques proposent des écoproduits, sans solvants ni phosphates ni chlore, fortement biodégradables et sans tensioactifs chimiques [B078].

Maisons en bois – La construction en bois peut être écologique, à condition d'utiliser des essences de bois locales, ainsi que des traitements du bois sains. Les principaux avantages d'une maison en bois sont sa très bonne résistance mécanique pour une masse volumique relativement faible, sa durabilité dans le temps et ses qualités d'isolation thermique et de régulation de l'hygrométrie. Les nombreuses techniques de construction peuvent être classées en deux grandes familles : l'ossature bois et le bois massif [C021].

Meubles et aménagements en bois – Les objets ou aménagements en bois (parquets, étagères, mobilier...) posent problème s'ils utilisent du bois tropical : il peut s'agir d'espèces protégées exploitées illégalement [B035], et l'on sait par ailleurs que le commerce de ce bois alimente de nombreux trafics [B064]. Le mieux est de s'en tenir aux essences locales, ou au pire de se restreindre aux produits en bois tropical labellisés FSC [B095]
(» I.5).

Ordinateurs  » Appareils électroniques et informatiques

Papier – Le recyclage du papier présente des avantages économiques, tels que la réduction des coûts d'élimination des déchets, un coût d'investissement deux fois plus faible pour produire du papier à partir de papiers récupérés qu'à partir du bois, et des unités de production de plus petite taille pouvant être mieux réparties sur le territoire [C010].
Les avantages écologiques (outre la réduction des déchets) se situent au niveau de la réduction des prélèvements sur la ressource naturelle en bois, et des économies d'énergie (de l'ordre de 60 %), d'eau et de produits chimiques [C010].

Le papier recyclé est parfois signalé par le label Apur [B108], qui indique la proportion de fibres de récupération incorporées (» I.5).

Peintures, colles, vernis – Ces produits contiennent des substances chimiques dont la toxicité est avérée : effet cancérigène, troubles du développement embryonnaire. Il s'agit en particulier des éthers de glycol, dont certains ont été interdits alors que d'autres restent employés malgré une toxicité prouvée [B082], de matières actives utilisées également dans les pesticides [B081], de métaux lourds et autres substances toxiques utilisées dans les pigments des peintures [B079], et de composés organiques volatils, qui se répandent ensuite dans l'air des maisons, à des concentrations potentiellement dangereuses [A041].
Il est là encore possible de s'orienter vers des variantes plus écologiques de ces produits, à travers des marques spécialisées ou en se basant sur les écolabels [B079].

Pétrole  » Carburants

Poisson – Les premiers poissons bio (label AB) sont distribués depuis septembre 2002. Le cahier des charges est proche de celui concernant la viande : origine des animaux, conditions d'élevage (espace, température...), alimentation d'origine biologique, soins vétérinaires privilégiant l'homéopathie et la phytothérapie [B103].

Sur la pêche industrielle : » I.2» Thon

Pomme – L'exploitation humaine existe aussi en France : dans un secteur du sud-est s'est développée une quasi-monoculture intensive de la pomme basée sur une main-d'oeuvre clandestine abondante, sous-payée et souvent maltraitée [B041].

Produits bancaires – À l'heure où les économies légale et criminelle sont imbriquées de manière inextricable [A013], les grandes banques, co-responsables et co-bénéficiaires de cette situation, tentent de se poser en défenseurs de la morale par le truchement de services financiers pseudo-éthiques. Mais ces expédients, qu'ils prennent la forme de « placements éthiques » [A014] ou de fonds de partage [A015], ne captent l'argent de l'épargnant qu'au bénéfice des habituels ténors du système, à l'éthique plus que douteuse [B061] (» I.6).

Face à cela, quelques banques, sociétés financières et autres clubs d'investissement fondent leur activité sur une solidarité réelle. Les principaux acteurs de cette mouvance sont : le Crédit coopératif [B060], acteur historique de l'économie sociale, pionnier des fonds de partage [A054] ;  la NEF (Nouvelle Economie Fraternelle), société financière ne soutenant que des projets à vocation écologique, sociale ou culturelle [B060, A049] ; plus localement, la Caisse solidaire du Nord Pas-de-Calais [B060] ; et également les associations ou sociétés d'investissement solidaire [A012], telles que les Cigales et Garrigue [A050] ou Love Money [A053], dans lesquelles des épargnants-investisseurs aident au montage de micro-entreprises locales ou créées par des personnes en difficulté. Les produits d'épargne solidaire sont signalés par un label appelé Finansol [A011] (» I.5).

Produits d'entretien  » Lessives

Restauration – Les enseignes de la restauration rapide ne s'encombrent pas de considérations éthiques. Épinglées de longue date pour le développement dévastateur du bétail à hamburger en Amérique centrale [B010], elles peuvent s'illustrer aussi par d'autres pratiques, comme le montre l'emblématique Mac Donald's : attitudes antisyndicales en France [B065], sous-traitants chinois utilisant des travailleurs-esclaves, parmi lesquels des enfants, pour produire de petites figurines accompagnant les repas [A046, B065].

Riz – La culture intensive du riz en Inde a provoqué la destruction de dizaines de milliers de variétés de riz traditionnelles et a donné naissance à quelques quarante nouveaux insectes parasites et douze nouvelles maladies contre lesquels les paysans doivent lutter [B016].

Salade – Les producteurs de salades sont poussés par la grande distribution à recourir au travail clandestin, car ils doivent pouvoir faire face, à toute heure de la journée, à des commandes ponctuelles importantes [B039].

Tabac – Des dizaines de milliers d'enfants sont exploités pour la récolte et le séchage des feuilles dans l'industrie du tabac au Malawi [A005].

Téléphones portables – Les antennes-relais nécessaires au fonctionnement des téléphones portables provoquent selon toute vraisemblance des effets néfastes sur la santé des riverains. Des témoignages accablants s'accumulent et décrivent tous les mêmes symptômes : maux de tête, insomnies, vertiges, fausses couches, enfants atteints de cancers très rares, etc [B045]. Les antennes-relais implantées dans la nature perturbent aussi l'environnement, les effets étant visibles dans les élevages installés à proximité (avortements, malformations et troubles du comportement chez les animaux) [B046]. Ces constatations sont étayées par des études scientifiques récentes sur les conséquences biologiques de l'exposition à des champs électromagnétiques semblables à ceux des mobiles et des antennes-relais [B047].

Thon – La pêche industrielle menace gravement les espèces naturelles, comme le montre l'exemple de l'industrie du thon qui s'est délocalisée dans l'océan Indien suite à l'épuisement des ressources dans l'Atlantique [A028]. Cette délocalisation permet en outre d'exploiter la main-d'oeuvre locale pour le conditionnement du thon : travail debout sous 30 à 35 degrés quatorze heures par jour, six jours sur sept, dans l'usine de thon Heinz aux Seychelles [A027].

Tourisme industriel – L'industrie du tourisme de masse donne lieu à de multiples conséquences négatives, telles que la déportation de minorités ethniques vivant dans des sites propices aux affaires touristiques [B034], le bétonnage des côtes et l'accumulation de déchets [B044], la régression d'espèces animales [B062] (» I.3).

Tourisme équitable – Pour faire face aux dérives du tourisme de masse, se met en place un tourisme équitable proposant des voyages dans les pays du Sud, qui permettent de découvrir les sociétés locales dans le respect de leur mode de vie. Ces séjours sont co-organisés par les habitants des communautés d'accueil, qui, regroupés en associations ou en coopératives, gèrent eux-mêmes l'hébergement et les activités des visiteurs, et décident de l'affectation des bénéfices [B098].

Tourisme écologique – Du côté environnement se développe en France un tourisme vert, concrétisé par exemple par des gîtes que labellise le WWF pour leur situation dans un parc naturel, l'utilisation d'écoproduits ou de matériaux écologiques de construction [B114], ou encore par l'hébergement dans des fermes bio proposé par la fédération Accueil Paysan [B115].

Transports – La circulation automobile urbaine, qui représente environ la moitié des kilomètres parcourus en France, est l'une des composantes importantes des émissions de gaz à effet de serre [B001]. Lors des pics de pollution automobile, on constate une augmentation des admissions hospitalières pour crises d'asthme, pathologies respiratoires et cardio-vasculaires [B084].

Pour ces déplacements urbains, les transports en commun, le vélo, voire la trotinette ou la marche à pied, constituent des solutions tout à fait viables, dans la mesure où un trajet urbain sur deux fait moins de 3 kilomètres, et un sur quatre est inférieur à 1 kilomètre [B085]. Pour des trajets plus longs, il est possible de pratiquer le covoiturage et l'autopartage [B086].

Vêtements – La consommation de masse est aujourd'hui largement approvisionnée par une confection délocalisée dans des pays où existe une main d'oeuvre abondante et privée des droits sociaux élémentaires. En Inde, des enfants âgés de 5 à 14 ans fabriquent des T-shirts, pull-over, vêtements de nuit ou vêtements de sport pour de grandes chaînes de distribution et de vente par correspondance européennes telles que C&A, Otto, Quelle, Karstadt, H&M, Woolworth, Kaufhalle [A036]. En Haïti, ce sont des vêtements pour Kmart et des pyjamas pour Disney qui sont fabriqués dans des conditions inacceptables [A037] (» I.2).

Cette logique peut être contrebalancée en s'approvisionnant auprès de filières locales (vêtements en laine, lin, chanvre). Récemment, des importateurs de vêtements équitables, à base de coton bio, sont apparus sur le marché et proposent des gammes complètes [B120].

Certaines marques ont pour objectif d'englober un maximum de critères 'éthiques'. Par exemple, « Les Racines du ciel » crée des vêtements en textiles écologiques (coton, soie, chanvre, lin), les importations passant par des filières de commerce équitable. Des teintures végétales sont utilisées pour les couleurs, et la confection se fait en France [C024]. De même, la marque de pullovers « Seyes » possède la maîtrise de toutes les étapes de production : coton biologique, teintures certifiées sans substances nocives, respect des droits sociaux élémentaires à l'étranger, pôle de production limitant les émissions de gaz à effet de serre, fabrication française [C028].

Viande – Les déjections provenant des élevages intensifs sont l'une des principales causes de la saturation des eaux françaises en nitrates [B077] et entraînent des coûts élevés de nettoyage de l'eau, à la charge du contribuable, et sans résultats probants à ce jour [B036]. La production de masse de viande dans les pays riches a des conséquences dramatiques pour les habitants des pays pauvres, car de nombreuses terres agricoles y sont exploitées afin d'exporter des aliments destinés au bétail du Nord. C'est notamment le cas du Brésil, l'un des principaux exportateurs de soja [B019], et de l'Afrique, alors même que les populations locales souffrent régulièrement de la famine [B022].

Vin – Alors qu'elle n'occupe que 10 % des surfaces cultivées, la vigne utilise 80 % de tous les fongicides et 45 % de tous les insecticides vendus en France [A035].

Voiture » Transports, » Carburants



Retour à la page d'accueil     Sommaire