L'Encyclo-Conso


Principaux labels

Lorsqu'ils ne sont pas vendus à travers des circuits spécialisés, les biens de consommation issus de pratiques « progressistes » se signalent fréquemment par un label. Nous listons ci-dessous les principaux d'entre eux.
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le label AB : il est attribué sur demande aux produits alimentaires qui respectent le cahier des charges de l'agriculture biologique correspondant à leur catégorie (fruits, légumes, lait, viande, poisson, etc), ainsi qu'aux préparations alimentaires utilisant ces produits. Le label AB est propriété du Ministère de l'agriculture français, et les producteurs labellisés sont régulièrement contrôlés par des certificateurs indépendants agréés par l'Etat [B100].

Nature & Progrès : ce label concerne également les productions animales ou végétales, et comporte des critères plus poussés que ceux du cahier des charges AB, tels que la diversification des productions, la labellisation d'une exploitation entière et non de produits, l'exclusion de tous les produits chimiques sans exception, etc. Nature & Progrès labellise aussi des engrais ou des cosmétiques ; la certification est établie par les mêmes organismes indépendants que pour le label AB [B104].

Demeter : il s'agit d'un organisme international qui labellise les productions agricoles respectant les règles de la biodynamie. Antithèse de l'exploitation intensive, l'agriculture biodynamique est fondée sur la connaissance et le respect des rythmes et conditions de développement propres aux espèces animales et végétales [B105].

NF-Environnement : c'est l'écolabel officiel français. Il est attribué sur demande par l'AFNOR aux produits conformes à une liste de critères environnementaux prenant en compte leur cycle de vie complet, de la fabrication jusqu'aux déchets. Ces critères sont révisés tous les trois ans et vérifiés par un contrôle indépendant [B099].

l'écolabel européen : au début des années 90, l'Union européenne a créé son écolabel, qui est toujours utilisé et coexiste donc en France avec le label NF-Environnement [B107].



Apur : ce logo, créé par les industriels papetiers, indique le taux de fibre cellulosique recyclée qui entre dans la composition des papiers recyclés. Ce taux doit être de 50 % au minimum pour que le label soit attribué, et la fibre recyclée provient de papiers récupérés après usage (déchet ménager ou industriel). À noter que le label est décerné sur la base des déclarations des industriels, sans contrôle indépendant, et n'intègre pas l'absence de chlore pour le blanchissement du papier [B108].

le label FSC : le « Forest Stewardship Council » est un organisme oeuvrant pour la pérennité des forêts tropicales. Il impose aux exploitants plusieurs contraintes : respect des populations autochtones, préservation de la biodiversité, régénération des forêts, et un contrôle multipartite de l'activité des forestiers (commissions incluant des représentants des peuples locaux ou d'associations environnementales) [B095].

Max Havelaar : principal vecteur du commerce équitable français, cette association met en contact des entreprises importatrices avec des coopératives du Sud, et contrôle que les échanges commerciaux ainsi établis respectent les critères du commerce équitable. Le label est attribué à quelques 220 références, que l'on trouve principalement dans la grande distribution [B096].

Finansol : c'est un label décerné aux produits d'épargne contribuant au financement d'activités d'utilité sociale, et ayant fait preuve de leur transparence. Il est attribué par un comité composé de représentants des milieux bancaire, syndical, journalistique, et de l'économie sociale [A011].

Pour clore ce chapitre, signalons l'existence de pseudo-labels qui ne correspondent pas à la prise en compte volontariste de critères sociaux ou environnementaux, mais relèvent généralement du simple respect d'obligations légales (du style : « Préserve la couche d'ozone »). Ces labels auto-attribués ne font l'objet d'aucun contrôle indépendant et restent sujets à caution [B109].


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